16 février 2015

Journée Mondiale de la Radio 2015 – Paris / France

Le 13 février 2015, c’était la Journée Mondiale de la Radio à l’UNESCO. RFI Planète Radio était présent pour célébrer cet événement important. C’est notre ami et collègue Eduardo Olivares, responsable pédagogique de RFI Planète Radio, qui a pris la parole lors de l’émission 7 milliards de voisins (RFI) diffusée en direct depuis l’UNESCO et animée pour l’occasion par Anasthasie Tudieshe, pour souligner le rôle des radios communautaires en période de conflits. Étaient également invités les journalistes Raphael Krafft et Johnny Bissakonou, ainsi qu’Yves Laplume de la fondation Hirondelle.

Qu’est ce qui caractérise les radios en temps de conflits ?

Pour cette première question, Eduardo Olivares expliqua que les caractéristiques générales de la radio deviennent tout à fait particulières lorsqu’il est question de radios communautaires. En effet, celles-ci représentent, dans l’idéal, « l’émanation de la volonté et des besoins d’une petite communauté, lui permettant ainsi de s’exprimer, de se connecter, d’avoir un lien et en cas de conflit, d’être au courant de ce qu’il se passe. La radio n’est alors plus tant un organe d’information mais plutôt de sensibilisation ».

En temps de conflits, la radio communautaire joue activement un rôle social. Elle facilite les échanges et le dialogue qui, dans la réalité, sont parfois difficiles voire interrompus.

Johnny Bissakonou souligna pour sa part l’importance de la radio comme un média de confiance permettant de rassurer les populations. Cette confiance est d’autant plus importante qu’elle va souvent conditionner l’existence et le fonctionnement mêmes de la radio. Comme le mentionna Eduardo Olivares, les radios communautaires dépendent souvent matériellement des auditeurs eux-mêmes: « Les gens ne vont pas faire vivre une radio s’ils n’ont pas confiance en celle-ci. La création de cette confiance est un travail quotidien, une confiance dans l’utilité et l’intérêt de la radio pour leur vie quotidienne »