15 juillet 2016

Les communautés résidant sur le littoral et les îles de faible altitude sont parmi les plus vulnérables du monde face aux changements globaux. En outre, elles disposent de peu d’outils d’information et de communication pour espérer pouvoir mobiliser prochainement les moyens nécessaires pour atténuer ces changements et s’adapter. Pour cette raison, il semble urgent de développer des outils et des espaces d’échanges et de débats innovants permettant d’améliorer la gestion des impacts liés aux changements globaux dans ces zones particulièrement vulnérables, mais aussi de mettre en avant les connaissances traditionnelles en matière de résilience à ces changements. 

C’est à travers le Projet E-POP (Petites Ondes Participatives), premier réseau transmédia participatif pour la préservation des milieux insulaires et côtiers, qu’une première collaboration avec la communauté scientifique de l’IRD – Institut de Recherche pour le Développement prendra forme. Une première mission exploratoire dans la zone pacifique conjointe de Max Bale accompagné par Marie Lise Sabrié, directrice de la culture scientifique de l’Institut de Recherches pour le Développement s’est déroulée cet été. Après la Nouvelle Calédonie, Nouvelle Zélande, le Vanuatu, ce sera autour des Fidji, puis de Madagascar, de la Réunion et des Comores, que les responsables des structures partenaires viendront défendre le projet et nourrir cette phase pilote, dont l’objectif majeur est la création d’un réseau international d’Observateurs Curieux de Nature. Initiative née de la collaboration intergénérationnelle entre jeunes citoyens, scientifiques, médias et société civile. Des outils d’observation et d’information citoyenne sur les problématiques des changements globaux qui partagent les analyses de la recherche scientifique, et mettent en avant les connaissances traditionnelles en matière de lutte et d’adaptation aux contextes. Quand la communauté scientifique se met à la portée des savoirs ancestraux et que ces derniers viennent naturellement nourrir les travaux des chercheurs, se crée alors une dynamique de partage, et de valorisation des connaissances globales. Un sentiment humain propre aux citoyens du monde.