2 juin 2016

Comme de nombreux territoires dans le Monde, l’Afrique centrale traverse aujourd’hui une nouvelle phase de mutations complexes, aggravée depuis quelques décennies par les conséquences d’une surexploitation minière et forestière, et de son impact désastreux sur les populations locales qui profitent très rarement de cette manne financière pour améliorer leurs conditions de vies

Acculées par une fragilité récurrente des systèmes politiques et une pauvreté exponentielle liée notamment à un manque de transparence dans la gestion des ressources naturelles, les communautés locales et notamment indigènes, ont du mal à trouver leurs places dans les espaces de négociations réservés aux décideurs politiques et économiques. De fait, elles ne participent pas ou peu, aux processus législatifs et fonciers visant à décider de l’avenir de leurs lieux de résidence historique.

Pourtant, avec ses 230 millions d’hectares de forêt, le Bassin du Congo qui constitue non seulement le plus grand réservoir de biodiversité en Afrique, mais aussi le deuxième massif de forêt dense humide au monde, aurait grand besoin des connaissances détenues par ces populations autochtones qui ont su, jusqu’à ce jour, accumuler les connaissances pour préserver leur environnement immédiat.

Dans la course aux matières premières que se livre l’ensemble des pays industrialisés, les forêts africaines sont devenues aujourd’hui un Eldorado stratégique pour de nombreux exploitants occidentaux et asiatiques, mais elles sont sources également d’importants dysfonctionnements en matière de gouvernance et d’intégration régionale.

Ce nouveau projet participatif EMPREINTE vise à favoriser la concertation pacifique entre les différents acteurs, et à améliorer l’intégration effective des populations autochtones dans les processus de gestion concertée des zones naturelles protégées et forestières du Bassin du Congo. Après une phase expérimentale en République Centrafricaine, le concept sera prochainement adapté en République Démocratique du Congo, toujours en concertation avec le WWF et nos fidèles partenaires que sont la FRPC et GOVA.